Maud Leclercq; Le bestiaire de Maud Leclercq

Des chats mais aussi des tigres, loups, couguars...

Jusqu’au 30 septembre prochain, la Tourquennoise Maud Leclercq expose à la Galerie C une impressionnante collection de portraits d’animaux très divers, fruit de cinq années de travail.

Cette toute jeune sexagénaire avoue s’être mise au dessin dès l’enfance, ayant hérité de sa maman le don pour les arts. Secrétaire comptable de profession, sa vie durant, elle pratique le dessin et la peinture en dilettante. Si elle a toujours aimé les animaux, ceux-ci sont devenus son seul thème il y a environ cinq ans. “ À cette époque ”, raconte l’artiste, “ je suis passée devant la vitrine d’un magasin d’articles de peinture rue Saint-Jacques à Tourcoing. Y trônait là un magnifique portrait de chat. Je suis entrée afin d’en savoir plus et j’ai appris que l’auteur du tableau, Sylvie Debucquoy, donnait des cours dans la salle du dessus. Je suis alors allée suivre deux heures de cours, pas pour la copier, mais pour apprendre comment faire. Je m’y suis mise spontanément et j’ai décidé alors de ne plus faire que cela. ”

Comme l’artiste ne dispose pas de beaucoup de place, tous ses portraits sont réalisés en petits formats.

Si Maud Leclercq travaille souvent à partir d’une photo, ensuite sont imagination prend le relais. Elle avoue avoir un faible pour les félins, les chats en particulier mais se rend dans des zoos afin d’effectuer des croquis d’animaux comme le tigre, le couguar, les loups, l’aigle, le fennec, le panda… et d’en saisir des expressions, des postures et surtout des regards.

Côté technique, Maud Leclercq utilise le crayon pastel qui permet une grande précision pour le rendu des pelages et des plumes, ainsi que les crayons de couleur et l’encre. Une œuvre peut nécessiter jusqu’à une petite quarantaine d’heures de travail. Le portrait terminé, elle lui donne un titre: “ C’est important de baptiser sa création en fonction de l’attitude de l’animal ”, dit-elle. Son objectif est résolument écologique: elle souhaite faire prendre conscience au public de la beauté et surtout de la vulnérabilité du monde animal qu’il faut préserver.

[SOURCE: Article de Carole Fourmeau pour Sudpresse. 5 Août 2010]
[CREDITS PHOTO: Carole Fourmeau pour Sudpresse]