Roland Vanoverberghe; L’amoureux de Venise

Le photographe dottignien expose ses créations «Venezia Poesia et Vegetales» à la Galerie C, jusqu’au 26 septembre.

Après des études graphiques à Saint-Luc Tournai, Roland Vanoverberghe, dottignien d’origine, s’est dirigé vers d’autres études en photographie. Un parcours qui lui permet, depuis 27 ans, de travailler comme photographe commercial spécialisé dans la publicité.
Outre son métier, l’homme, qui vit aujourd’hui du côté de Wattrelos, en France, s’est remis, depuis l’année dernière à la photo artistique.
«Dans ma vie professionnelle ou lors de voyages, j’ai toujours fait des photos artistiques, détaille Roland Vanoverberghe. Seulement, je les gardais pour moi, sans les exposer. Voici quelques mois, j’ai toutefois émis le désir d’exposer mon travail. J’avais envie de partager mes clichés. Pour moi, c’était une autre façon de m’exprimer par l’image par rapport à mon métier. C’est devenu un vrai plaisir et presque une nécessité.»

Une autre vision de Venise

Après une toute première exposition, en début d’année, du côté de l’atelier 003 au Mont-à-Leux, l’artiste remet actuellement le couvert à la Galerie C, près de la Grand-Place. Il y expose, jusqu’au 26 septembre, ses œuvres «Venezia Poesia et Vegetales».
La série comporte plus de quarante toiles, qui font la part belle au charme de Venise et à diverses représentations de végétaux. «Je photographie vraiment tous types de végétaux. J’aime bien en avoir avec des gouttes d’eau, ce qui donne un bel aspect, explique Roland. Pour ce qui est de Venise, je veux offrir ma propre représentation de la ville, en m’éloignant des traditionnelles photos touristiques.»
C’est une véritable histoire de cœur qui lie le photographe à la cité italienne des amoureux. Une romance qui dure depuis une vingtaine d’années. «Je m’y suis rendu beaucoup de fois et elle compte dans ma vie, confie l’homme. Je suis tombé amoureux de cet endroit et de la sérénité qui s’y dégage. C’est d’ailleurs ce calme que je veux faire paraître dans mes clichés.»

La meilleure lumière

Pour ce faire, Roland, aime se perdre dans les petites rues et coins retirés de la Cité des Doges. « L’avantage, c’est que tous les déplacements se font à pied, cela permet donc de magnifiques découvertes, précise le citoyen français. Je me suis alors éloigné des quartiers touristiques pour trouver des lieux très calmes, avec très peu de gens. En général, je n’attends pas plus de deux ans pour retourner là-bas.
Au fur et à mesure de mes voyages, je développe des visions différentes et je prends d’autres clichés. Parfois, la bonne photo me vient en quelques secondes, parfois je dois être plus patient. Le plus important est d’avoir la bonne lumière.
Il m’arrive même de revenir le lendemain au même endroit pour obtenir une meilleure clarté. Avec l’expérience, je sais directement si la photo est belle ou non.»
Loin des légendaires gondoles ou d’une Place Saint-Marc noire de monde, Roland Vanoverberghe emmène les visiteurs de son exposition vers un autre Venise à travers les saisons.
Les petites ruelles ombragées, une vue de la Place Saint-Marc à l’aube, avec aucun passant ou presque sur le cliché ou encore une autre vision des bâtiments, grâce à un travail de reflet avec l’eau des flaques ou des canaux sont ainsi visibles à la Galerie C.

[SOURCE: Article de Maxence Desutter pour L'Avenir. 10 Août 2012]
[CREDITS PHOTO: ÉdA pour L'Avenir]