Régis Renard; Souvenirs de foire en photographie

Alors que la foire anime la grand-place jusqu’au 14 juillet, elle s’expose aussi à la Galerie C grâce aux œuvres de Régis Renard.

Couleurs et érotisme, deux traits caractéristiques des œuvres de Soisik Libert.Durant les mois de juillet et août, la Galerie C accueille en son sein les œuvres photographiques de Régis Renard. Le Français, passionné de fêtes foraines depuis son plus jeune âge, en a fait son métier depuis un an.

Ses souvenirs d’enfance de la foire, le photographe s’en souvient comme si c’était hier : « J’avais six-sept ans la première fois que j’y suis allé. J’étais allé voir le montage des manèges et cela me faisait rêver. Je suis originaire des pays miniers où le paysage était assez triste. La foire, c’était mon exutoire! J’avais l’impression de voyager grâce aux attractions».

Capter les émotions

En grandissant, les foires se sont éloignées – « même si je continuais à y aller en cachette» – mais les souvenirs ne se sont jamais estompés. Grâce à la naissance de son fils, le Français a pu retourner sur les champs de foire pour son plus grand bonheur. «Sans que je ne le pousse, mon fils a acquis la même passion. Il pense même en faire son métier en tant que créateur d’attractions».
Depuis 2003, Régis Renard vit sa passion des fêtes foraines autrement grâce à la photographie : «J’essaie de capter les émotions qui s’en dégagent. Sur un manège, on passe par la joie, le rire mais aussi la peur en quelques minutes».
Pour l’artiste, les foires permettent aussi de découvrir autrement les villes : « Souvent, on y va pour travailler ou pour faire du shopping mais on ne prend pas le temps de lever la tête pour constater les richesses architecturales.
«Grâce aux manèges qui montent de plusieurs mètres dans le ciel, on regarde en l’air et on découvre la beauté des bâtiments qui nous entourent».
De plus, être sur une attraction à sensations fortes permet de trouver de nouvelles perspectives : «Sur un manège, on peut s’approcher d’un bâtiment et tomber sur des détails insoupçonnés de l’architecture. C’est pourquoi il m’arrive aussi de prendre mon appareil lorsque je teste un nouveau jeu».

La vision d’un cliché

Sur une fête foraine, on peut aussi capter des moments magiques grâce aux lumières : «En travaillant sur pied, on peut capter des clichés superbes entre lumières et flous artistiques. Qui plus est, la photo permet de garder des souvenirs ».
Pour trouver l’inspiration, le photographe peut se balader plusieurs heures dans les foires, mais pas seulement : «De temps en temps, j’ai la vision d’un cliché dans ma tête! Je me rends alors sur place et je suis ma voix intérieure. Je peux passer des heures à effectuer des tests afin de trouver la photo parfaite».
Car l’homme veut que ses photos soient les plus authentiques possibles : «J’évite au maximum de recadrer mes clichés. Je passe juste par un logiciel pour jouer sur les couleurs, les contrastes ou changer les effets».
Pour découvrir ces œuvres, pensez à faire un tour à la Galerie C entre deux tours de manège. Cette attraction-là est gratuite.

[SOURCE: Article de Arnaud Smars pour L'Avenir. 9 Juillet 2013]
[CREDITS PHOTO: ÉdA pour L'Avenir]